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Peut-on définir la Turquie comme pays européen ?

 

 

Introduction

Les arguments "Contre"

Les arguments "Pour"

Conclusion

 
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Jeudi 26 avril 2007 4 26 /04 /Avr /2007 13:00

Trois mois après la suspension partielle par l'Union européenne des négociations engagées sur l'adhésion de la Turquie, les Vingt-sept ont donné officiellement leur accord, mercredi 28 mars, à la reprise de discus­sions avec Ankara sur l'intégra­tion de la législation communau­taire dans le domaine « politique industrielle et entreprise ». Il s'agit du deuxième des trente-cinq chapitres que comprend le processus d'intégration.

 

Malgré l'opposition qui s'est manifestée dans plusieurs pays de l'Union, notamment en France et en Allemagne, à une adhésion de la Turquie, ces négociations s'étaient ouvertes en juin 2006. Elles ont ensuite été bloquées par le refus des Turcs d'appliquer à Chypre l'accord d'union douaniè­re qui la lie à l'Union.


Cette reprise des discussions, qui avaient fait l'objet en décem­bre 2006 d'un compromis entre partisans et adversaires d'une adhésion turque au sein de l'UE, n'a pas suscité de réactions particulières.

 

En France, où la question tur­que avait déclenché une violente controverse dans la campagne du référendum sur la Constitution européenne de 2005, Nicolas Sarkozy et François Bayrou, qui avaient pris position contre l'adhé­sion, ne semblent pas désireux d'en faire un thème de la présiden­tielle. Le candidat de l'UDF, dont les amis avaient été à la pointe du combat contre la Turquie, a réaffir­mé dans un entretien au Monde, le 3 mars, que « son opinion n'a pas changé sur le fond » , mais que la décision d'ouvrir les négociations ayant été prises, il ne s'y déroberait pas. «La chaise de la France ne restera pas vide », a-t-il dit. C'est une position un peu similaire que défend M. Sarkozy, qui a entraîné l'UMP en 2005 à prendre le contre-pied de la position de principe favorable à une adhésion turque que le président Chirac a toujours défendu. L'UMP(article sur le site de l'UMP a propos de la Turquie dans l'Europe)  s'est rallié à la proposition de la chancelière Angela Merkel d'un partenariat privilégié. Ce changement de pied de sa propre majorité avait entraî­né le chef de l'Etat à faire inscrire dans la Constitution que tout nouvel élargissement serait dans le futur soumis à référendum.

 

Seule des principaux candidats, Ségolène Royal a maintenu la posi­tion traditionnellement favorable de la France, jusqu'à ce retournement de la droite, au principe d'une intégration de la Turquie dans l'Union. « A terme, la Tur­quie a vocation à rejoindre l'Europe à condition qu'elle satisfasse aux cri­tères d'adhésion, qui ne sont pas seu­lement économiques et comptables, mais également démocratiques », dit-elle dans les extraits de son livre d'entretien Maintenant publiés par Le Monde daté 25-26 mars. Elle y souligne qu'« un pays dont la majorité de la population est musulmane à parfai­tement sa place dans une Europe qui n'est pas un club de nations chré­tiennes (...) ».

 

HENRI DE BRESSON ET GUILLAUME PERRIER (À ISTANBUL)

 
Par Clément, Lucile, Jordan - Publié dans : News
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