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Trois semaines après le meurtre de Hrant Dink, les scandales se succèdent. De graves négligeances, voire des protections au coeur de l'Etat, ont permis à Ogün Samast, 17 ans, d'abattre le journaliste turque d'origine arménienne, fondateur de l'hebdomadaire Agos.
Le directeur de la sûreté et le gouverneur de Trébizonde, un bastion ultra-nationaliste d'où venait le tueur, ont été démis de leurs fonctions. Ils auraient été mis au courant du projet près d'un an avant les faits, mais n'ont rien fait pour l'empêcher. L'un des complices présumés, Erhan Tuncel, travaillait comme informateur pour la police, et le chef des renseignements généraux d'Istanbul a également été limogé.
Drapeau arménien
La diffusion d'une vidéo tournée dans une gendarmerie de Samsun, montrant le jeune Samast traité en héros par les forces de l'ordre, a déclenché un nouveau séisme. Sur les images, les policiers posent en compagnie du meurtrier, un drapeau turc entre les mains et sous une citation de Mustafa Kemal Atatürk : " La terre de la patrie est sacrée, elle ne peut être abandonnée à son sort. "
L'enquête prouverait qu'un autre tireur se trouver sur les lieux de l'assassinat. Hrant Dink était un homme à abattre. Un général de la gendarmerie à la retraite, Veli Küçük, l'avait d'ailleurs menacé à plusieurs reprises.
Le Point, 8/02/07


